Le numérique, un risque plus que virtuel pour le dérèglement climatique

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Faire une soirée binge-watching devant la dernière saison d’Emily in Paris, regarder les dernières stories Instagram de ses amis, suivre le dernier challenge TikTok… Toutes ces activités numériques ont pris une part de plus en plus importante dans notre quotidien. 

En additionnant toutes ces petites actions, inconséquentes à première vue, on voit vite qu’elles peuvent avoir un impact considérable sur l’environnement. Une empreinte qui ne risque pas de diminuer dans les prochaines années.  

Selon Hugues Ferreboeuf, directeur de l’association The Shift Project, « Le numérique représentait entre 3 et 4 % du total des émissions de gaz à effets de serre dans le monde en 2019, soit, à titre de comparaison, environ 50% de plus que le transport aérien ! ».

Comment le visionnage d’une vidéo peut avoir un tel impact sur l’environnement ? Bien que virtuels, tous les services numériques ont besoin d’infrastructures (Serveurs, Antennes relais, des kilomètres de câbles, nos ordinateurs et smartphones…) qui génèrent des du CO2 pour fonctionner. 

En France, 70% de l’empreinte de carbone totale du numérique est due à la fabrication et la distribution des terminaux (Téléviseurs, ordinateurs portables, smartphones). La multiplication des objets connectés dans notre quotidien devrait alourdir ce constat (+60% d’ici 2040). Des perspectives qui s’annoncent aussi moroses au niveau mondial. 

5G et Télétravail 

Face à ce tableau morose, les acteurs de la tech mettent en avant les bénéfices du numérique sur le climat, comme celui du télétravail. En effet, selon la Fédération Française des Télécoms (FFT), en évitant les déplacements, le télétravail permettrait d’engendrer une économie de 1 200 grammes de CO2 pour un surcoût d’émission de 1,2 gramme liés aux usages de télécommunications. 

De même, malgré ses émissions de CO2 directes (Construction des infrastructures) et indirectes (Production de nouveaux appareils et renouvellement du parc des smartphones), le déploiement, très critiqué, de la 5G pourrait également avoir des impacts positifs, selon l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms. 

En effet, le passage de la 4G à la 5G devrait permettre d’ici 2028, d’économiser beaucoup d’énergie dans les zones les plus denses et donc de diviser par 8 les émissions de gaz à effet de serre, en partant du principe que notre consommation de données augmente de 30% par an. Un scénario qui peut sembler très optimiste en voyant le succès des différentes plateformes de streaming, très énergivores.  

Anthony
Anthony
Consultant Digital depuis une dizaine d'années, dans différentes agences parisiennes. Il co-fonde KLH en 2018, en prenant le meilleur des 2 mondes, la flexibilité des agences indépendantes et la rigueur des grands groupes.

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